Gallérie : définition et usage en apiculture
Gallérie : définition et usage en apiculture
Larves de fausse teigne de la cire endommageant un cadre de ruche

Gallérie : définition et usage en apiculture

Gallérie : définition et usage en apiculture

La gallérie, aussi appelée fausse teigne de la cire, est un papillon de nuit dont les larves se nourrissent de cire d’abeille, de débris de couvain et de pollen stockés dans les rayons. Deux espèces principales sont concernées, Galleria mellonella (grande fausse teigne) et Achroia grisella (petite fausse teigne), toutes deux capables de creuser des galeries dans les rayons et de provoquer leur effondrement. Contrairement aux maladies bactériennes ou virales, la gallérie est un ravageur opportuniste qui s’attaque surtout aux ruches faibles ou au matériel stocké sans surveillance.

Contexte d’usage

Un apiculteur rencontre le terme gallérie lors du stockage de hausses ou de cadres bâtis hors saison, période durant laquelle les papillons pondent leurs œufs sur la cire non protégée par une colonie active. Le terme apparaît aussi à propos des colonies affaiblies (faible population, reine défaillante), car une ruche peu peuplée ne peut plus défendre efficacement ses rayons contre l’invasion des larves de gallérie. C’est un sujet récurrent dans les conseils de stockage hivernal du matériel apicole.

Ce qu’il faut retenir

  • S’attaque à la cire, pas aux abeilles directement : la gallérie ne pique pas et ne parasite pas le corps de l’abeille, elle détruit le bâti (rayons de cire) et le couvain abandonné.
  • Profite de la faiblesse de la colonie : une ruche forte et bien peuplée nettoie et chasse naturellement les larves de gallérie ; ce sont les colonies affaiblies ou le matériel non surveillé qui sont les plus vulnérables.
  • Risque majeur lors du stockage : les hausses et cadres bâtis stockés sans protection (hors saison, dans un local mal ventilé) sont la cible privilégiée des pontes de gallérie.
  • Dégâts visibles caractéristiques : galeries soyeuses, fils et débris dans les rayons, cire grignotée jusqu’à l’effondrement complet de la structure.
  • Prévention par le froid et la ventilation : un stockage au froid (congélation des cadres) ou dans un local bien ventilé limite fortement le développement des larves.

Termes liés

  • Fausse teigne — autre nom courant de la gallérie, utilisé indifféremment pour désigner les deux espèces de papillons ravageurs de la cire.
  • Cire d’abeille — matière sécrétée par les abeilles pour bâtir les rayons, principale ressource alimentaire et habitat des larves de gallérie.
  • Parasite ruche — catégorie regroupant tous les organismes nuisibles s’installant dans la ruche, qu’ils visent les abeilles, le couvain ou simplement le bâti de cire.
  • aethina tumida — autre ravageur de la ruche (petit coléoptère), parfois confondu avec la gallérie bien que son mode d’action et son origine soient différents.

Comment protéger des cadres stockés contre la gallérie ?

Le stockage au congélateur pendant quelques jours tue les œufs et les larves présents sur la cire. À défaut, un local frais, sec et bien ventilé, avec une inspection régulière, réduit fortement le risque d’infestation.

La gallérie peut-elle détruire une colonie vivante ?

Rarement directement dans une ruche forte, car les abeilles défendent activement leurs rayons. Le risque devient réel uniquement dans les colonies affaiblies, orphelines de reine, ou dans le matériel stocké sans colonie active pour le surveiller.

Existe-t-il un traitement contre la gallérie ?

Aucun traitement chimique n’est généralement nécessaire ni recommandé. La prévention (stockage au froid, ventilation, surveillance régulière) et le maintien de colonies fortes restent les méthodes de gestion les plus efficaces.

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